Être en parentaise pendant ce re-confinement

Dans ce contexte bien particulier de re-confinement  qui risque à nouveau de nous faire vivre une situation anxiogène, je vous propose quelques pistes pour mieux vivre cette nouvelle suspension du temps dans nos vies :

Quelle stratégie adopter dans les moments de doute et d’inquiétude ?
Jean-François Clervoy, astronaute, conseille de « toujours penser à la solution. Se dire ‘je suis confiné pour éviter d’être malade’, c’est un but trop court. Le but est de se dire ‘je suis confiné pour aider la société à sortir de cette crise et pour que le coronavirus ne soit plus là’. Il faut toujours penser au but ultime, se l’approprier ».

L’astronaute ajoute qu’il est important, à un niveau individuel, d’avoir un but et un plan à suivre pour vivre du mieux possible cette période de confinement.

Christophe André en tant que « calmologue », invite à :

  • Cultiver l’art de l’acceptation. L’acceptation est un classique de la philosophie et de la psychologie. Il s’agit d’accepter ce qu’on ne peut changer : accepter de rester enfermé alors qu’il fait grand beau temps et que la nature est toute proche mais interdite. L’acceptation n’est pas la résignation, c’est une étape avant le choix des actions les plus adaptées. Face à une maladie ou une crise, face aux adversités inhérentes à toute vie humaine, on accepte mais on ne renonce pas à faire face, agir, prendre soin de soi…
  • Structurer son temps et créer de nouveaux rythmes.
  • Préserver un lien avec la nature. Observer les détails des plantes, du travail des insectes ;  s’occuper de ses plantes vertes, regarder le ciel et observer le passage des nuages.
  • Bouger son corps. En profitant bien sûr au maximum de la sortie quotidienne réglementaire dans le kilomètre réglementaire.
  • Savourer ses liens sociaux. C’est un des paradoxes du confinement : il nous aide à raviver nos liens sociaux, à les resserrer, à les approfondir.
  • Apaiser son esprit en diminuant sa dose d’informations quotidiennes. Le cerveau humain a une irrésistible attraction pour les informations négatives. Il est câblé pour prioriser son attention sur les signes de danger. Ça tient aux règles de l’évolution : être automatiquement attentifs aux dangers, c’est ça qui permet la survie. Les informations inquiétantes exercent un attrait puissant sur notre esprit. Alors, si elles sont accessibles en permanence, comme sur certaines chaines télé ou radio, ou sur Internet, le risque de surdosage est grand. Ce n’est pas parce que l’information est disponible en continu qu’il faut la consommer en continu ! Une ou deux fois par jour suffisent.
  • Prendre conscience de son souffle et cultiver des moments de pleine conscience tout au long de la journée. C’est ce que nous enseigne la méditation de pleine conscience : s’arrêter d’agir pour simplement observer et ressentir son souffle, c’est incroyablement simple et incroyablement puissant pour nous apaiser et nous aider à mieux comprendre ou savourer ce que nous vivons. Il y a des dizaines d’enregistrements disponibles sur Internet, des applications dédiées, et bien sûr des livres accompagnés de CD. Profitez-en ! Et n’oubliez pas aussi de prendre votre temps et de savourer l’instant : quoi que vous fassiez dans vos journées car si vous le faites en pleine conscience, en étant pleinement présent à ce que vous vivez, corps et esprit, ce sera bien plus fort, profond et agréable.
  • La gratitude consiste à prendre conscience d’un bien, d’un bonheur, d’une aptitude que l’on doit à autrui, et à s’en réjouir. Elle est une des émotions positives les plus agréables et les plus bénéfiques à notre santé, corps et esprit. Et si on prend la peine de l’exprimer à autrui, lors d’un coup de téléphone ou par une lettre, ses bénéfices sont partagés : elle procure alors un plaisir immense à la personne remerciée. Si vous teniez un journal de gratitude durant le confinement ? Et si vous postiez chaque jour un petit mot de remerciements à vos proches, amis et connaissances à qui vous voulez dire merci, même en quelques lignes simples ?
  • Se sentir vivant. Le petit virus qui paralyse la planète a tué, et va tuer, beaucoup d’entre nous, qui ne demandaient qu’à vivre encore un peu. Et nous, sans l’avoir demandé ni mérité, nous sommes encore vivants, à cet instant. Sans savoir pour combien de temps encore, puisque nul ne le sait. Mais en lisant ces lignes vous êtes vivants, comme je le suis en les écrivant. Alors, pourquoi ne pas s’arrêter chaque jour quelques instants, pour se recueillir, en regardant le ciel, les arbres, tout ce qu’on aime, et se réjouir simplement de vivre ce moment ? Puis le dédier à celles et ceux qui ne sont plus là pour le savourer, et penser à eux, et respirer pour eux…

N’hésitez pas à partager également vos expériences, vos doutes, vos angoisses et vos espoirs.

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