La Parentaise du mercredi : Comment arriver à ne plus se comparer aux autres ?

Ce matin, je suis tombée sur cette illustration qui m’a semblé pertinente avec le thème du jour “se comparer aux autres” :

Pour construire notre moi, notre personnalité, nous nous mesurons à autrui. Ce besoin de “comparaison” est humain et par là-même une nécessité pour se connaître et progresser : tenter d’égaler celui qui est tenu pour supérieur nourrit l’ambition, y parvenir alimente l’estime de soi. Et se comparer à plus malheureux sert à relativiser nos échecs, nous réconforte.

Cependant il est parfois bien difficile de ne pas craquer quand vous êtes au bout du rouleau et quand votre vie ne ressemble pas aux contes de fée que l’on vous saupoudre sur les réseaux sociaux. Il n’y a pas toujours de place pour cette réalité différente, celle où l’on se montre vulnérable, fragile et authentique et c’est aussi pour cela que j’ai commencé en 2014 à écrire pour témoigner de cette autre réalité sans lunette rose ni filtre.

Pour répondre à la question du jour : Comment arriver à ne plus se comparer aux autres, comment accepter cette “fatalité” ?

Je crois que tout d’abord il faut apprendre à se préserver des autres et suivre son intuition, le plus important étant d’être en accord avec soi-même dans le respect des autres.

Que je le veuille ou non, j’ai l’impression que de toute façon je n’appartiens à aucune case ni aucune catégorie tellement je me sens hors norme donc aucune comparaison finalement n’est possible. Et le bonheur des autres n’est pas forcément mon bonheur car qu’est-ce qui prouve que l’herbe est plus verte ailleurs ?

Cependant c’est un travail au quotidien de ne pas se comparer et d’avancer coûte que coûte dans une réalité différente sans repère aussi quand certains jours cela devient trop dur, je me plonge dans ma bulle et la création pour me recentrer.

Et vous ? Arrivez-vous à apprécier ce que vous avez et à ne plus vous comparez aux autres ?

5 thoughts on “La Parentaise du mercredi : Comment arriver à ne plus se comparer aux autres ?”

  1. Avec le temps, oui, je pense que j’arrive à apprécier ce que j’ai mais oui, difficile de ne pas regarder ce qu’il y a ailleurs.

  2. Comme ce sujet me parle ! J’ai pris conscience que la comparaison me pourrissait la vie. Toutes mes amies sont mamans et je n’arrête pas de comparer ma vie à la leur … J’arrive même à m’en vouloir d’être fatiguée parce que j’ai intériorisé cette fichue phrase “on ne sait pas ce que c’est d’être fatiguée avant d’avoir des enfants.” Comment se fait-il que je n’ai pas repris des études, fait des retraites méditatives et appris une nouvelle langue alors que mon amie E. y arrive avec 3 jeunes enfants ! Mais je progresse, j’essaie de lâcher prise et de ne plus me torturer avec les “il faut” et les “je dois”. Et pour m’y aider, j’ai supprimé mes comptes instagram et facebook !

  3. Quelle question ! Je pense qu’à l’école, j’ai passé beaucoup de temps à me comparer aux autres (pourtant je ne savais pas que j’étais infertile). Quand j’ai appris mon infertilité, ça a explosé. La pression est redescendue et je me compare beaucoup moins aux autres, ça sert à rien et on est tous différents de toutes façons.

  4. Je pense que j’ai cessé de me comparer aux autres quand j’ai accepté mon sort et arrêté de dédier toute ma vie à une seule quête… ce qui m’a permis de voir que chacun porte son fardeau.
    J’aime bien cette citation d’Anaïs Nin : “Si je n’avais pas créé mon monde, je serais certainement morte dans celui des autres“.

    1. Ce qui me fait penser à la citation d’Alexander Graham Bell : “When one door closes, another opens; but we often look so long and so regretfully upon the closed door that we do not see the one which has opened for us.”

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